« J’ai dénoncé quelque chose qui peut déranger » annoncé par Le Point – Toute l’info en continu le
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Condamné à dix-huit ans de prison ferme avec interdiction définitive du territoire français. C’est la peine prononcée par la cour criminelle de Paris, vendredi 26 septembre, à l’encontre de l’homme qui a violé Claire Geronimi et Mathilde le 11 novembre 2023, à une heure d’intervalle, en plein jour, dans le 16e arrondissement de Paris. L’agresseur, un ressortissant centrafricain sous OQTF (obligation de quitter le territoire français), a fini par reconnaître les faits lors de son procès. Il a dix jours pour faire appel de cette décision.
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Deux ans après son cauchemar, Claire Geronimi a créé l’association Éclats de femme pour accompagner les victimes d’agressions et elle est devenue vice-présidente de l’UDR (Union des droites pour la République) d’Éric Ciotti. Elle revient, pour Le Point, sur ce procès qu’elle a voulu public, sur sa reconstruction personnelle et sur les errances qu’elle a constatées dans la prise en charge des victimes.
Le Point : Comment réagissez-vous à la peine qui a été prononcée par la cour criminelle de Paris ce vendredi ?
Claire Geronimi :L’accusé risquait au maximum vingt ans de prison. La décision de le condamner à dix-huit ans, c’est plus que ce que j’aurais pu espérer. Avec Mathilde, nous sommes très satisfaites, d’autant plus qu’il a une interdiction de territoire français, ce qui fait qu’après la prison il partira directement vers son pays d’origine, la Centrafrique.
Il a aussi neuf ans de sûreté, ce qui signifie qu’il sera obligé de faire au minimum neuf ans de prison avant de pouvoir solliciter une remise de peine. C’est une très bonne nouvelle. Mais il avait un comportement tellement déplacé que je pense que ce sera un peu compliqué pour lui d’avoir des remises de peine.
Comment avez-vous vécu ces trois jours de procès face à lui ?
Pendant les deux ans d’enquête, on avait quelques informations sur ce qu’il pourrait dire. Pendant la garde à vue, il n’avait pas avoué les faits. Il ne les a reconnus que devant la juge d’instruction. Les investigations ont été très longues et les expertises psychologiques très dures. Et puis, surtout, on ne l’avait pas vu depuis les faits. Être à nouveau face à lui, ça fait un petit choc : l’entendre parler, le voir s’agiter quand mon avocat a plaidé, c’était un peu angoissant. Quand il s’est adressé à nous, il m’a lancé énormément de regards.
Comment s’est-il comporté face à la cour ?
Il n’a pas du tout été coopératif. Soit il ne répondait pas, même à son avocat, soit il était assez condescendant. Je pense que c’est une personnalité très égocentrée, comme les experts l’ont dit. Quand on parle de lui, il adore ça, mais dès qu’on essaie de lui faire comprendre qu’il est fautif, il n’a aucune empathie. Des excuses, il n’en a fait qu’à la fin pour essayer de s’en tirer, je pense. Mais ça n’a pas du tout fonctionné.
La cour a considéré qu’il présentait un fort risque de récidive.
Oui, parce qu’au vu de son dossier c’est un profil violent. Il avait déjà une dizaine de condamnations pour violence, vol, agressions sur les policiers, etc. Quand il a été placé en détention provisoire pour ce qu’il nous a fait à Mathilde et à moi, il a essayé d’agresser sexuellement une surveillante de prison. C’était, il me semble, un mois après.
Il a dit que le jour où il nous a agressées, il était « piraté », qu’il a entendu des voix. Sauf que tout au long de sa vie il a été problématique. Quand il était en famille d’accueil, il y a eu des plaintes, mais qui ont été classées sans suite par manque de preuves concernant deux jeunes filles. Depuis ses 13 ans – âge, je crois, de la première plainte déposée à son encontre pour des agressions sexuelles –, il a un problème avec les femmes.
Qu’a-t-il dit au sujet de votre viol et celui qui a été commis sur Mathilde ?
Dans certaines dépositions, il a dit qu’il était « en chasse », en mission. Il avait pris le bus, il s’était arrêté au bois de Boulogne parce qu’il avait beaucoup de relations avec des prostituées. Dans le bus, il s’est masturbé. Je pense que l’objectif de la journée, c’était de trouver une proie. Il a dit qu’il cherchait une deuxième proie pour assouvir ses désirs.
Ces deux dernières années ont été marquées par la perspective de ce procès. Comment envisagez-vous l’avenir ?
Ça fait deux ans que je me bats pour que cette histoire soit connue. J’ai eu énormément de soutien et je suis contente d’avoir pu prévenir des victimes. Le fait de leur dire qu’en rentrant chez elles il faut qu’elles regardent derrière elles quand elles tapent le code de la porte d’entrée, pour moi, c’était primordial.
Et puis, pouvoir parler aussi un peu de cette insécurité. On peut se faire agresser à n’importe quel moment, à n’importe quelle heure, n’importe quel jour. C’est le plus important message à faire passer. Aujourd’hui, le fait que mon histoire a été reconnue par la justice change vraiment la donne. Je pense que ça va pouvoir me permettre de me reconstruire.
La justice est capable d’appliquer la peine qu’un condamné mérite. Elle sait le faire.
Au-delà de ça, avec Mathilde, nous voulions que ce procès soit public parce qu’on voulait montrer que c’est important de soutenir toutes les victimes qui n’ont pas pu bénéficier de la justice. C’est dans la continuité de ce que je veux faire, avec Éclats de femme, pour aider toutes les victimes d’agressions et leur permettre de se reconstruire.
Mon association permet de les accompagner du dépôt de plainte au procès. On a une équipe juridique et psychologique qui les accompagne, parce que c’est très compliqué, d’autant plus qu’on se sent très seule. Je veux me consacrer aux victimes et montrer que la justice est capable d’appliquer la peine qu’un condamné mérite. Elle sait le faire.
Vous estimez que la prise en charge des victimes mériterait d’être repensée ?
Oui, quand on voit qu’on doit dépenser plus de 35 000 euros entre le dépôt de plainte et le procès pour se reconstruire, pour payer son avocat, ses séances de psy… Ce sont des frais énormes et de nombreuses femmes, qui n’ont pas les moyens, se retrouvent à ne pas déposer plainte, à avoir un avocat commis d’office ou à tomber en dépression.
Les trois quarts du temps, malheureusement, les victimes de viols ne sont pas bien accompagnées. On a aidé une femme qui avait un avocat commis d´office, elle n’a jamais parlé à sa famille de ce qu’elle avait subi, elle s’est retrouvée complètement isolée. Au procès, c’est tout juste si les juges n’ont pas remercié l’agresseur d’être venu à la convocation parce que – et je ne veux pas stigmatiser – c’était quelqu’un en situation irrégulière mais qui travaillait. C’est totalement lunaire.
En parallèle de l’association, qui est apolitique, j’ai aussi entamé un engagement qui est tout à fait dissocié de mon combat féministe : je suis vice-présidente de l’Union des droites pour la République. Ça s’est fait après mon agression, parce qu’Éric Ciotti a été l’une des seules personnes qui a bien voulu discuter avec moi lorsque je me demandais pourquoi mon agresseur était sur ce territoire, pourquoi ses OQTF n’avaient pas été appliquées, pourquoi, en tant que femme, on n’a tout simplement pas le droit de sortir comme on veut le soir.
C’est ce côté régalien, porté par Éric Ciotti qui m’a énormément séduite, et il m’a proposé de m’engager dans son parti. Pour moi, c’est une reconnaissance du combat que je veux mener, et ça rejoint aussi beaucoup de batailles sur la liberté économique que j’ai pu avoir au vu de mes études et de mon parcours entrepreneurial avant mon agression.
Comment s’organise votre vie professionnelle désormais ?
Je suis à 100 % sur l’association, je veux vraiment bien la lancer. Ensuite, je verrai. Ma vie a totalement changé depuis deux ans, j’ai même quitté mon travail en juin l’année dernière. On a déjà ouvert trois antennes, à Nantes, à Nice et à Reims, et on est en train d’en ouvrir dans trois autres villes.
Comme l’a dit l’expert psychiatre pendant le procès, une agression comme ça peut changer l’identité d’une victime, et je pense que ça m’a changé en grande partie. Je ne peux pas fermer les yeux sur ce que j’ai vécu, mais j’ai la chance de pouvoir être en vie, contrairement à d’autres victimes.
À LIRE AUSSI La nuit de calvaire de Mélanie, violée pour une dette de drogueAprès votre agression, pendant les investigations, vous aviez évoqué le sentiment de ne pas être une « bonne » victime. Que vouliez-vous dire ?
J’attendais du soutien de la part de certaines personnes, et j’ai vu que ce que j’ai dénoncé peut être problématique et dérangeant. Je n’étais pas la bonne victime parce que – et je ne remercierai jamais assez mes parents – j’ai eu la chance de pouvoir grandir dans une famille plus ou moins aisée. Mais j’avais quand même besoin d’un soutien psychologique, de pouvoir me sentir soutenue par d’autres femmes, par des associations.
J’ai contacté la Fondation des femmes, mais elle m’a rejetée. Quand j’ai voulu parler de ce qui m’est arrivé dans les médias, beaucoup de portes se sont fermées parce que je disais que mon agresseur était sous OQTF. Il y a le viol et le fait qu’il aurait dû être renvoyé de France. Soulever ce problème, forcément, ça dérange. On n’a pas trop envie de se mouiller, et certaines associations n’ont pas voulu m’aider. J’ai trouvé ça dommage parce qu’on ne peut pas trier les victimes, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
Il semble qu’avec le procès, la médiatisation se soit élargie.
Oui, parce que la société française est en train de se rendre compte qu’il y a peut-être des problématiques de sécurité liées à l´immigration. Depuis deux ans, on a quand même fait beaucoup de chemin. Le fait d’être soutenue par Marlène Schiappa a fait la différence. Je l’ai rencontrée après mon agression, je m’entends très bien avec elle.
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Mais au moment du procès, on s’est tout de même fait critiquer par la Fondation des femmes. On l’avait sollicitée avec Mathilde pour avoir un petit post de soutien et j’avais fait une lettre ouverte dans Le Figaro pour dire que toutes les associations féministes étaient les bienvenues au procès.
Mais la Fondation des femmes n’a pas voulu venir parce qu’il y avait le collectif Nemesis [un collectif d’extrême droite se réclamant du féminisme, NDLR]. Sauf qu’encore une fois on parle de victimes, pas d’agenda politique, et je trouve ça vraiment dommage. Le petit post de soutien s´est transformé en post pour dire que le combat féministe n´était pas d’extrême droite. Mais en soi, je ne vois pas le lien. Dans mon association Éclats de femme, je soutiens toutes les victimes, je ne les classe pas.
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